LETTERS OF PROTEST
In English
Marylise Lebranchu
Ministre de la Justice
13 place Vendme
75042 Paris Cedex 01
cc: membres de l’Assemble Nationale
Los Angeles, le 16 mai 2001
Madame,
La proposition de loi About-Picard, adopte par le Snat le 3 mai et bientt soumise au vote de l’Assemble Nationale, n’est autre qu’une tentative de lgitimer la chasse aux sorcires. Elle aura pour consquence une rapide subversion de votre constitution et des droits de l’homme en France.
Vous avez dclar que le gouvernement franais est favorable ce projet de loi. Mais ce dernier ne survivra jamais un examen de la Cour europenne des droits de l’homme. Dans le monde entier, des personnalits religieuses et des organisations des droits de l’homme l’ont condamn, et une enqute du Conseil de l’Europe est en cours.
Plutt que d’attaquer des Eglises, le gouvernement devrait ouvrir une enqute sur les violations des droits de l’homme perptres par ces inquisiteurs des temps modernes qui sont l’origine du projet de loi : des tmoignages entendus par des comits composs de personnalits religieuses et d’experts en religions ont dmontr qu’ils sont responsables de fausses allgations destines inciter la haine et le mpris de l’opinion publique l’encontre des groupes attaqus, et causer de graves prjudices. Ils ont publi de fausses dclarations et de faux documents cherchant provoquer des actions policires contre des victimes innocentes.
Ce projet de loi a pour dessein de punir des ides. Et je ne suis pas la seule le dire : l’organisation catholique « Aide l’Eglise en Dtresse », une association caritative internationale, a accus le gouvernement franais de violer la libert de conscience et de dclencher une « inquisition laque et rationaliste ».
Rien n’empchera jamais les scientologues ou les membres d’autres confessions croire en leur religion. L’histoire jugera de vos actes. Et quelles que soient les mesures que vous prendrez, chaque scientologue continuera d’aider son prochain s’amliorer et d’uvrer sans relche vers notre but d’un monde plus harmonieux.
Veuillez recevoir, Madame, l’expression de mes salutations distingues.
Leisa Goodman
Directrice du bureau des Droits de l’homme
