METTRE EN PIECE LA CONSTITUTION: CE QUI SE CACHE DERRIERE LE PROJET DE LOI ABOUT-PICARD
(cont...)
COMPARAISON 6
Nations-Unies :
Le Rapporteur spécial des Nations-Unies pour l’intolérance religieuse :
“Le mot “secte” semble avoir une connotation péjorative. Une secte est considérée comme différente d’une religion et donc n’ayant pas droit à la même protection. Cette sorte d’approche indique une propension à amalgamer les choses, à discriminer et à exclure, ce qui est difficile à justifier et encore plus difficile à excuser, tant ceci est injurieux pour la liberté religieuse.”
Déclarations :
Jean-Pierre Brard, vice-président de la Commission parlementaire de 1996 sur les sectes :
“Nos textes parlent des sectes, mais elles ne sont pas encore clairement définies, mais aujourd’hui nous nous en approchons très vite.” (France 3, le 6 mai 2001).
Roger Ikor, fondateur du “Centre de Documentation, d’Education et d’Action contre la Manipulation Mentale (CCMM)”, une organisation financée par le gouvernement dont Alain Vivien est l’ancien président :
« Oui, il n’y a pas, entre une secte et une religion, une différence de nature, ou plutt de principe ; il n’y a qu’une différence de degré et de dimensions. »
...
« Si nous nous écoutions, nous mettrions un terme à toutes ces billevesées, celles des sectes, mais aussi celles des grandes religions. » Les cahiers rationalistes, décembre 1980, n364 :
COMPARAISON 7
Convention européenne des Droits de l’Homme :
La Cour européenne des Droits de l’Homme dans “Mannousakis v. Grèce” :
“Le droit à la liberté de religion, comme il est garanti par la Convention (européenne des droits de l’homme) exclut toute arbitraire de la part de l’état pour déterminer si les croyances religieuses ou les moyens utilisés pour exprimer de telles croyances sont “légitimes”.
Déclarations :
Roger Ikor, fondateur du CCMM, financé par le gouvernement :
« Il faut cogner, détruire ces sectes qui pullulent sur notre pourriture. Quand suffisamment de gens iront mettre les locaux des sectes à sac, ils [les pouvoirs publics] remueront sans doute » Le Matin 26/01/81 :
Alain Vivien, président de la MILS :
“Aux Etats-Unis, les libertés sont folles. Au nom du Premier Amendement de la Constitution américaine qui interdit de légiférer sur les matières religieuses, on peut dire et faire n’importe quoi.” (Agence France Presse, 14 juin 1999).
COMPARAISON 8
Convention européenne des Droits de l’Homme
Cour européenne des Droits de l’Homme :
“Selon l’article 9, la liberté de manifester sa religion ne se limite pas en communauté avec d’autres personnes, “en public” et à l’intérieur du cercle de ceux dont on partage la croyance, mais peut aussi être affirmée “seul” et “en privé” ; en outre, cela inclut en principe le droit de tenter de convaincre son voisin, par exemple par “l’enseignement”, en l’absence de quoi, de surcrot, “la liberté de changer de religion ou de croyance” déterminée par l’article 9 serait lettre morte.” (Kokkinakis v. Grèce, mai 1993).
Déclaration :
Jean-Marie Abgrall, médecin, psychiatre, conseiller de la Mission Interministérielle de Lutte contre les Sectes :
“Si quelqu’un de ma famille était pris dans une secte, je crois que j’agirais comme RAMBO : je prendrais le fusil mitrailleur, j’irais dans la secte, je prendrais mon parent, je l’emmènerais avec moi et je tuerais tous ceux qui m’interdiraient de l’attraper et, ensuite, je me débrouillerais pour le remettre (ne finit pas sa phrase).” émission enregistrée par PEARL RIVER ENTERTAINEMENT en 1995.
Roger Ikor, fondateur du CCMM, financé par le gouvernement :
« Si l’on admet qu’il faut les combattre (les sectes) parce qu’elles sont néfastes, alors qu’il faut les combattre résolument comme on combat sur un champ de bataille un ennemi dangereux, sans se laisser paralyser par un excès de scrupules par des interrogations incessantes au niveau des principes. L’enjeu est trop grand pour autoriser la mollesse et l’indulgence. Et les impératifs de cette lutte-là sont à placer assez haut dans la hiérarchie des valeurs, parfois même au-dessus du respect de la liberté, nous sommes sur le plan des actes, non plus seulement des pensées. » Je porte plainte, p. 98
