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| Les campagnes d’information et l’aide directe de la Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme ont permis à des parents du monde entier de s’exprimer et de protéger leurs enfants contre les diagnostics psychiatriques erronés et les psychotropes nocifs. |
Les Erfurt, un couple allemand avec deux fils, étaient inquiets au sujet de leur fils aîné ; une maladie congénitale rare l’avait rendu maussade et querelleur. Mais quand ils ont amené l’enfant, âgé de 9 ans, chez un psychiatre afin de recevoir de l’aide, les ennuis ont véritablement commencé.
Après des séances de thérapie qui bouleversaient l’enfant, le psychiatre harcela les parents pour qu’ils confient leur fils à un service psychiatrique pour enfants. Rendu à ses parents trois mois plus tard, le garçon revint à la maison, colérique et distant. Voyant que l’état de leur fils avait manifestement empiré, les Erfurt refusèrent tout « traitement » supplémentaire.
Puis l’impensable arriva – le pire cauchemar d’un parent. Les deux garçons disparurent de l’école. Après plusieurs appels désespérés, les Erfurt découvrirent que des employés du bureau d’assistance sociale de la jeunesse avaient retiré leurs fils de leur tutelle parce que le conseil psychiatrique avait déclaré que
Mme Erfurt était mentalement malade. Comme celle-ci avait refusé un traitement supplémentaire pour son fils, les psychiatres en avaient conclu qu’elle essayait de faire en sorte qu’il continue à être malade, un trouble baptisé « syndrome de Münchhausen par procuration ».
Il s’ensuivit une bataille légale de plus de deux ans. Finalement, les garçons, qui avaient entre-temps été drogués et brutalisés, furent rendus à leurs parents. Maigre consolation, le
diagnostic avait depuis été infirmé.
La psychiatrie se veut le seul arbitre en matière de santé mentale et de « maladies » mentales. Les faits, comme les Erfurt l’ont découvert, prouvent que ces affirmations ne sont fondées sur rien.
Les psychiatres s’occupent exclusivement de « désordres » mentaux, de maladies non vérifiées. En médecine, certains critères précis doivent être réunis pour qu’un état physique soit appelé maladie. En l’absence d’une physiologie ou d’une cause connue, un ensemble de symptômes observés à plusieurs reprises chez différents patients est appelé « trouble » ou « syndrome ». Joseph Glenmullen, diplômé de l’école de médecine Harvard, indique qu’en psychiatrie : « tous les diagnostics sont simplement des syndromes [ou des troubles] [...] et non des maladies. »
Du point de vue médical, la « maladie » mentale n’existe pas, et
il n’existe aucune analyse médicale
pour la diagnostiquer ou la confirmer.
D’un autre côté, les psychiatres admettent librement qu’ils ne peuvent aider personne. Norman Sartorius, président
de l’Association psychiatrique mondiale, a déclaré en 1994 : « L’époque où les psychiatres pensaient pouvoir guérir les malades mentaux est révolue. À l’avenir, les malades mentaux devront apprendre à vivre avec leur maladie. »
On pourrait donc se poser la question suivante : « Si la psychiatrie ne guérit pas la « maladie mentale », que fait-elle ? La réponse à cette question est la raison d’être de la Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme.
