En 1969, un réfugié hongrois, Victor Gyory, a été interné d’office dans un établissement psychiatrique américain. Entièrement nu,
il a été mis en isolement et forcé de subir de nombreuses séances brutales d’électrochocs
2. Un assistant de l’hôpital a fait connaître ces mauvais traitements à la Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme (CCDH), récemment constituée. La Commission a été aidée dans son enquête par un psychiatre hongrois,
le D r Thomas Szasz ; ensemble, ils ont découvert que les psychiatres avaient établi un diagnostic selon lequel Gyory, qui ne parlait pas anglais, était « schizophrène », et qu’il avait été « traité » de force car ils considéraient sa langue natale comme « un babillage incohérent ». La CCDH a rapidement engagé une procédure judiciaire et a réussi à faire libérer Gyory.
Cette première victoire sur les mauvais traitements de la psychiatrie a marqué le commencement d’une mission qui dure depuis 36 ans.
La CCDH est aujourd’hui reconnue au niveau international comme un organisme de surveillance éminent dans le domaine de la santé mentale.
PROTÉGER LES DROITS DES AUTRES
La Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme a été créée au Royaume-Uni en 1969 (et simultanément aux États-Unis) par des membres de l’Église de Scientologie à la suite d’une enquête des services de santé britanniques qui avaient découvert de nombreux cas de mauvais traitements infligés par des psychiatres à leurs patients. L’Église, depuis sa création il y a un demi-siècle, s’est fermement opposée à la tyrannie et à l’injustice sous quelque forme que ce soit. Comme il ne peut y avoir de véritable liberté durable en présence d’inhumanité de l’homme envers l’homme, chaque scientologue sait que prendre des mesures efficaces afin d’assurer la liberté de chacun fait partie de ses responsabilités.
Pour concrétiser cet engagement à l’égard des droits de l’homme, l’Église et les scientologues intéressés ont créé un certain nombre d’associations à but non lucratif qui demandent des réformes sociales dans divers domaines.
La CCDH est l’une d’entre elles. Sa responsabilité est clairement définie dans les codes et les croyances qui unissent les scientologues. Le code du scientologue, rédigé par le fondateur de la Scientologie, Ron Hubbard, recommande aux membres : « de dénoncer et de contribuer à l’abolition de toute pratique entraînant des préjudices physiques dans le domaine de la santé mentale, de contribuer à l’assainissement du domaine de la santé mentale, et de s’assurer qu’il reste sain » et « d’établir une atmosphère de sécurité et de confiance dans le domaine de la santé mentale en abolissant les abus et la brutalité qui le caractérisent. »
La CCDH, qui compte plus de 130 groupes dans 34 pays, est devenue un puissant groupe de défense des droits de l’homme. Durant les 35 dernières années, elle s’est consacrée à aider des milliers de victimes de mauvais traitements psychiatriques, à protéger les libertés des citoyens et à assister ceux qui recherchent des solutions médicales efficaces et humaines pour remédier aux troubles liés à la santé mentale.
Un rapport présenté en 1986 par Erica-Irene Daes, rapporteur spécial à la Commission des droits de l’Homme des Nations Unies, se réfère aux réformes accomplies par la CCDH dans le domaine de la santé mentale et écrit : « Grâce à la CCDH, de nombreuses réformes importantes ont vu le jour. Au moins 30 projets de loi [on en compte maintenant plus de 120] au niveau international, qui auraient autrement limité les droits des patients ou auraient donné à la psychiatrie le droit d’interner d’office des individus et des membres de groupes minoritaires, ont été rejetés grâce aux actions de la CCDH. »
À cet effet, la CCDH possède de nombreuses antennes dans la plupart des grandes villes d’Europe ; elles enquêtent sur les violations des droits de l’homme, publient et divulguent les résultats de leurs enquêtes, produisent des documentaires et organisent de grandes campagnes d’information, défendent les droits des patients, coordonnent des actions législatives et de réforme et établissent des contacts ; toutes ces fonctions sont nécessaires pour parvenir à assainir le domaine de la santé mentale.
2. Électrochoc : Terme se rapportant à un « traitement » psychiatrique brutal appelé thérapie électroconvulsive (ECT) ou traitement par électrochocs. Un courant électrique traverse la tête du patient, causant des convulsions, des pertes de mémoire et des lésions cérébrales permanentes.